Cinq entrées
Vous n'appelez pas tous pour la même raison
Un fils qui s'inquiète pour son père et un syndic qui prépare une assemblée générale n'ont ni la même question, ni la même contrainte, ni le même vocabulaire. Nous répondons séparément.
Nous travaillons avec cinq types d'interlocuteurs : les familles et proches, les syndics de copropriété, les bailleurs et agences, les mandataires judiciaires et services sociaux, et les compagnies d'assurance. Chacun engage l'intervention dans un cadre différent, avec des pièces et des délais qui lui sont propres.
Nous ne demandons ni le nom de la personne concernée, ni son adresse, tant que vous n'avez pas décidé de faire appel à nous. Un premier échange sert à savoir ce qu'il est possible de faire, pas à constituer un dossier.
Ce qui change vraiment d'un interlocuteur à l'autre
Qui décide
L'occupant, un mandataire, un propriétaire ou une assemblée. Cette réponse détermine si nous pouvons entrer.
Qui paie
La personne, une succession, un bailleur, un assureur, un dispositif d'aide. Rarement la même que celle qui appelle.
Le délai
Une famille peut attendre des mois qu'un accord se construise. Un gestionnaire a une date de relocation.
Les pièces attendues
Devis simple pour un particulier, dossier photo et justificatifs pour un professionnel, facture nominative pour une mesure de protection.
Le périmètre
Un lot privatif, une colonne technique, un immeuble entier. Se tromper de périmètre, c'est payer deux fois.
Le ton
Nous ne parlons pas d'un logement de la même façon à un enfant inquiet et à un gestionnaire de sinistre. Ce n'est pas de la posture, c'est du respect.
Ce que chacun attend de nous, concrètement
Même chantier, mêmes équipes, mais un livrable différent selon qui engage la dépense.
- Une famille
- Un devis lisible, un calendrier négociable, et surtout quelqu'un qui explique sans juger. Beaucoup n'attendent d'abord qu'une chose : savoir si ce qu'elles envisagent est possible.
- Un syndic
- Un compte rendu technique daté et photographié, neutre sur les responsabilités, présentable en conseil syndical ou en assemblée générale.
- Un bailleur ou une agence
- Une date de relocation tenue, un dossier photo avant et après sous les mêmes angles, et les justificatifs de filière en un seul envoi.
- Un mandataire judiciaire
- Un devis nominatif détaillé par poste, une facture au nom de la personne protégée, un inventaire signé des éléments mis de côté.
- Un assureur
- Un chiffrage décomposé avec quantités et unités, la distinction traiter/remplacer justifiée techniquement, et des réserves explicites.
- Un travailleur social
- Une intervention compatible avec le rythme de la personne, la possibilité d'étaler le chantier, et une discussion sur le relais après notre départ.
Les questions communes à tous les interlocuteurs
Qui doit signer le devis ?
Celui qui engage la dépense, et il n'est pas toujours celui qui appelle. Pour un particulier, c'est l'occupant ou le propriétaire. Sous mesure de protection, c'est le mandataire, dans les limites de sa mission. En copropriété, c'est le syndic pour les communs et le propriétaire du lot pour le privatif. Nous vérifions ce point avant de fixer une date, pas après.
Intervenez-vous sans l'accord de l'occupant ?
Jamais, quel que soit l'interlocuteur qui le demande. Un adulte majeur non protégé dispose de son logement, même dégradé. C'est une limite absolue qui nous a déjà fait perdre des chantiers, et elle ne bouge pas. Si vous êtes confronté à un refus, la voie n'est pas le passage en force : c'est l'accompagnement, et parfois la saisine des services sociaux.
Divulguez-vous qu'un autre interlocuteur vous a contactés ?
Non. Il arrive qu'un syndic, une famille et un travailleur social nous sollicitent à quelques semaines d'intervalle pour la même adresse sans le savoir. La démarche d'un proche ne regarde ni le syndic ni le voisinage, et l'inverse est tout aussi vrai. Nous établissons un devis pour la personne qui nous sollicite, dans le périmètre qui la concerne.
Que faites-vous quand la demande ne peut pas aboutir ?
Nous expliquons l'impasse plutôt que d'encaisser un acompte sur un chantier que nous savons ne pas pouvoir mener. Un syndic qui veut faire traiter un lot privatif sans accord, une famille qui veut faire vider sans consentement : dans ces cas, la réponse utile est de dire pourquoi ça ne marchera pas et vers qui se tourner.
Quand plusieurs d'entre vous nous appellent pour le même logement
C'est fréquent, et c'est souvent le signe que la situation dure depuis longtemps. Un syndic, une famille et un travailleur social peuvent nous solliciter à quelques semaines d'intervalle pour la même adresse, sans le savoir.
Dans ce cas, nous ne divulguons jamais l'existence d'un autre contact. La démarche d'un proche ne regarde ni le syndic ni le voisinage, et l'inverse est tout aussi vrai. Nous établissons un devis pour la personne qui nous sollicite, dans le périmètre qui la concerne.
En revanche, nous vous disons franchement lorsque votre demande ne peut pas aboutir seule. Un syndic qui veut faire traiter un lot privatif sans accord, une famille qui veut faire vider sans consentement : nous préférons expliquer l'impasse plutôt qu'encaisser un acompte sur un chantier que nous savons ne pas pouvoir mener.